Dyspareunies Vaginisme

Justine – Le vaginisme : Briser le tabou de ce trouble sexuel

Témoignage Vaginisme

Justine 33 ans, est atteinte de vaginisme partiel depuis le début de sa vie sexuelle. Après un début de relations sexuelles à 23 ans, des rapports plus ou moins compliqués et des douleurs parfois présentes, Justine met cela sur le dos de ses courtes relations. Justine tombe sur un article qui sensibilise aux Dyspareunies. C’est une révélation pour elle, Justine se reconnaît dans les témoignages et pose enfin un mot sur ses maux.

En 2015, elle décide ensuite de consulter une gynécologue. Justine se prépare mentalement à ce rendez-vous afin d’éviter toutes douleurs lors de l’examen. Pas de douleur pour Justine et le diagnostic tombe : Elle n’est pas atteinte de vaginisme ni de dyspareunie. Deux ans plus tard, Justine rencontre son conjoint actuel. La pénétration est de nouveau compliquée. Les mois passent, le désir est là, mais la pénétration est impossible.

En 2018, elle consulte la gynécologue qui lui conseille de s’appliquer des crèmes et d’utiliser du lubrifiant. Quelques mois plus tard, elle consulte à nouveau, car le lubrifiant et les crèmes n’aident absolument pas. Le diagnostic tombe : Justine est atteinte de Vaginisme. La gynécologue lui propose d’utiliser des dilatateurs de différentes tailles afin d’aider le corps à s’habituer à la pénétration. Les dilatateurs (dispositifs médicaux) peuvent être utilisés seuls, avec son partenaire, une sage-femme ou alors une kiné périnéale. Pour Justine, c’est un choc, car son errance de diagnostic a duré 2 ans. 2 ans pendant lesquels elle aurait pu “travailler” sur ce trouble.

Il faut savoir que ce trouble est parfois lié à une agression sexuelle. Justine en parle avec une amie et elle fait le lien très vite avec un épisode “traumatique” de sa vie. Lorsqu’elle était enfant, elle a été attouchée par un autre enfant …

En septembre 2020, elle apprend qu’une amie est atteinte d’une autre pathologie vulvaire. Justine décide de “militer” pour toutes ces pathologies dont les femmes n’ont pas forcément connaissance.

Bien souvent on constate qu’une approche multidisciplinaire est bénéfique pour diminuer voire faire disparaître les dyspareunies, notamment pour casser le schéma de la douleur : approche psy + physique avec ou sans traitements spécifiques (traitement de la douleur, traitement de la sécheresse vaginale etc.)

Qu’est-ce que les Dyspareunies ?

Les Dyspareunies sont des douleurs sexuelles persistantes et récurrentes pendant les rapports ou après les rapports jusqu’à rendre impossible la pénétration. 20% des femmes seraient atteintes de dyspareunies. Certaines maladies peuvent être sources de Dyspareunies comme l’endométriose.

Qu’est-ce que le Vaginisme ?

Le vaginisme est une contraction involontaire des muscles du périnée. Les professionnels de santé comparent le vaginisme à un clignement d’œil : se fait d’une manière spontanée et involontaire. Le vaginisme rend la pénétration très douloureuse voire impossible. Il existe 2 types de vaginisme : Le vaginisme primaire qui apparaît dès le début de la vie sexuelle et le vaginisme secondaire qui apparaît après le début de la vie sexuelle et qui peut être lié à des pathologies (endométriose, vulvodynie, sécheresse vaginale, névralgie pudendale, lichen scléreux atrophique,etc) ou des traumatismes (accouchement, agressions, etc).

Le vaginisme peut-être global (aucune pénétration impossible d’aucune sorte (tampon, spéculum, doigt, pénis, etc) ou situationnel (possible de temps en temps selon la situation).

Associations et sites d’informations :

  • Les Clés de Vénus, pour une sexualité sans douleur, association qui a pour mission d’informer sur ces maux les professionnels de la santé et le grand public, de rompre l’isolement des femmes qui en souffrent et de les accompagner dans leur parcours de thérapie. Elle s’adresse également à leurs partenaires, naturellement affectés.
  • Périnée bien-aimé, association de sages-femmes pour la promotion du diagnostic et de la prise en charge des douleurs périnéales et vulvaires
  • Sexy Soucis, association féministe engagée pour la santé sexuelle et la réduction des risques ! « On répond à vos questions sur les sexualités, les identités et les consommations de produits. Pas de jugement mais une vision radicalement inclusive ! », vidéos sur Slash.tv et plateforme d’info

Plateformes d’informations en ligne :

  • Mapatho.com : des professionnels de santé experts du vaginisme recommandés par d’autres femmes atteintes du Vaginisme
  • Les Pipelettes.org, posez vos questions sur le chat des Pipelettes, une association de sages-femmes bénévoles accessible 7j/7 et 24h/24, de manière anonyme et gratuite.
  • Mia.co plateforme de consultation de sexologues en ligne, prix d’une consultation, blog d’informations accessible à tou•te•s

Liste d’ouvrages

Sur la sexualité féminine

  • Les Femmes et leur sexe, Heidi Beroud-Poyet et Laura Beltran, éditions Payot
  • Femme désirée, femme désirante, Danièle Flamenbaum, éditions Payot
  • Au-delà de la pénétration, Martin Page, éditions Le Nouvel Attila
  • Chouchoutez votre vagin, Caroline Michel et Patrick Papazian, éditions Larousse

Sur la sexualité 

  • Sortir du trou… lever la tête, Maïa Mazaurette, éditions Anne Carrière, existe aussi en poche au Livre de poche
  • Le Sexe selon Maïa – au-delà des idées reçues, Maïa Mazaurette, éditions La Martinière existe aussi en poche au Points
  • La vulve, la verge & le vibro – les mots du sexe selon Maïa,  Maïa Mazaurette, éditions  La Martinière
  • Le Slow Sex ; s’aimer en pleine conscience, Diana Richardson ; traduction Anne et Jean-François Descombes, éditions Marabout
  • Jouissance club, une cartographie du plaisir, June Pla, éditions Marabout

Des témoignages

  • Cher corps, Léa Bordier, éditions Delcourt d’après le podcast et les vidéos Cher Corps
  • L’histoire d’une huître, ou comment j’ai failli rater ma vie sexuelle, Cualli Carnago, éditions La Musardine

Les réseaux sociaux

Les podcasts

  • Let’s chatte
  • Entre nos lèvres
  • Première et dernière fois

ERRTATUM : Dans l’épisode, Justine parle de Violaine mais il s’agit en réalité de Violette et de son témoignage sur Kobini à retrouver ici